2014 en texte et en images

Le printemps a subrepticement glissé vers l'été, rythmé par la course contre les éléments du maraîcher et des impératifs de calendrier.

En effet à chaque printemps, nous calculons, planifions, adaptons notre plan de culture. Celui-ci dépend non seulement des conditions météorologiques mais surtout des besoins spécifiques de chaque culture. La bonne germination des semences se fait grâce à la conjoncture de plusieurs variables : la longueur du jour, les températures diurnes et nocturnes, entre autre. De même, la reprise d'une culture après la plantation, c'est-à-dire la vitesse à laquelle elle se mettra à croître, dépend elle aussi d'éléments plus ou moins influençables, comme la présence de nutriments nécessaires et parfois spécifiques à telle ou telle culture. D'autres paramètres entrent également en lisse et ils peuvent être plus ou moins évident à suivre ou à mesurer comme lorsque le jardinier ou l'agriculteur prend en compte l'influence de la force de gravitation de la lune en suivant le calendrier lunaire, par exemple.

 Tout ça pour vous rendre attentifs au fait que le but de toutes ces questions ainsi que la mise en oeuvre d'un plan de culture a pour but de respecter les cycle de la Nature et de donner les meilleures chances à une culture de bien se porter et d'être en mot un peu plus barbare et actuel : "rentable".

 L'idéal se trouve dans cette tentative un peu veine de maîtrise des éléments qui souvent nous dépassent, car force est d'admettre que notre plan sera souvent chamboulé par les conditions météo ainsi que par des aspects pratiques comme les forces en présence, plus clairement le nombre de bras disponibles et la capacité physique à semer, planter, désherber dans les temps impartis par le rythme des saisons, pour finalement récolter le résultat de nos efforts.

 Être paysan, c'est être flexible, innovateur tout en appliquant ce qui a toujours marché, ne pas se laisser décourager par les éléments, ne pas rechigner au travail physique, voire faire taire le corps endolori, être satisfait et reconnaissant toujours de ce que la terre aura bien voulu nous donner en retour, chercher sans cesse à s'améliorer pour travailler avec le sol nourricier, être fier de donner la possibilités à d'autres de se nourrir de son travail. Pas toujours facile de ne pas se décourager mais la force et la conviction se trouve quelque part dans cette réalité !


Les cabas de ces deux premier mois de printemps : avril et mai 2014 !

L'essaim que nous avons pu récupérer et enrucher avec succès.

 


Les tomates après plantation (dire que dans trois mois elles atteindrons une longueur de plusieurs mètres) et les plus belles patates que nous n'ayons jamais eu depuis les débuts de Cultures Locales.

Entre autres évènements, Cultures Locales était là aux Caves Ouvertes parce qu'il n'y a pas que le pinard à Dardagny !

 

C'est le printemps !!! Enfin !!!

Chaque année, on a l'impression qu'il ne viendra jamais, que l'hiver sera éternel et que la Vie ne reprendra pas ses droits. Mais après avoir pataugé pendant des semaines et des mois dans la boue et les étangs qui se sont formés suite aux pluies incessantes de l'hiver, le soleil, la chaleur et la lumière ont réveillé notre printemps tant attendu.

Les abeilles se sont également réveillées et, à l'instar des jardiniers, elles s'activent ardemment pour préparer de belles récoltes estivales.


C'est chargé de pollen qu'elles reviennent à la ruche. Le pollen sert à nourrir les larves qui prendront la relève des braves abeilles qui ont vaincu l'hiver.

De notre côté, dès les beaux jours, nous nous sommes attelés à la construction de notre troisième tunnel et par une belle journée fin mars, nous avons sonné le cor pour rassembler des mains et de bonnes volontés pour bâcher le squelette métallique.

Après moult concertation, c'est fait !

Maintenant un rapide coup d’œil aux cultures !

Kesako ???

Rapprochez-vous, n'ayez pas peur, ce n'est point une plante carnivore !

Trouvé ???

C'est un Choux-Fleur !